Goma, 21 septembre 2026
La paix commence par nos actions
La paix ne se construit pas uniquement dans les grandes salles de conférence. Elle commence aussi dans les quartiers, dans les familles, dans les communautés et dans les gestes que chacun pose au quotidien.
C’est autour de cette conviction que s’est tenue, ce 21 septembre à l’Hôtel Linda de Goma, la célébration de la Journée internationale de la paix 2026, organisée par l’Union des Chrétiens pour le Développement (UCD), Lead de la Team Peace Building DRC, en collaboration avec ses partenaires.
Placée sous le thème « Investir dans la paix pour tous, partout et chaque jour », la rencontre a réuni des acteurs humanitaires nationaux et internationaux, des organisations de la société civile, des jeunes, des femmes et plusieurs autres acteurs engagés dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale.
La paix se joue aussi dans les communautés, à travers les attitudes, les choix et les actions quotidiennes de ceux qui y travaillent et y vivent.
Son message a ainsi invité les acteurs humanitaires à regarder au-delà de leurs interventions et à se demander comment leurs actions peuvent, concrètement, contribuer à renforcer la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
Quand la justice devient une question de paix
Les échanges ont ensuite porté sur le rôle de la justice dans la consolidation de la paix.
Pour Maître John, de Alert International, la justice transitionnelle mérite une attention particulière. Elle peut notamment contribuer à répondre aux besoins des victimes, favoriser les mécanismes de réparation et participer à la lutte contre l’impunité.
Dans un contexte où de nombreuses communautés portent encore les traces des conflits, la question de la justice reste étroitement liée à celle de la réconciliation et de la cohésion sociale.
Les discussions ont également rappelé les principes qui doivent guider l’action humanitaire : l’humanité, l’impartialité, la neutralité et l’indépendance. Au cœur de ces principes se trouve une même exigence : placer la dignité et les besoins des personnes affectées au centre de l’action.
Donner davantage de place aux acteurs locaux
La localisation de l’aide humanitaire a également occupé une place importante dans les discussions.
Pour être réellement utile, une intervention doit d’abord partir d’une bonne compréhension des réalités vécues par les communautés. Cela suppose d’écouter, d’analyser les besoins et de donner une place réelle aux organisations locales et nationales.
Les échanges ont ainsi insisté sur la nécessité de renforcer le leadership et les capacités des acteurs humanitaires locaux, afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des réponses apportées aux crises.
Femmes et jeunes, une force pour la paix
Le deuxième panel a posé une question essentielle : « Jeunes, femmes, paix et sécurité : quelle contribution à la cohésion sociale ? »
Les discussions ont montré que les femmes et les jeunes ne sont pas seulement des bénéficiaires des initiatives de paix. Ils en sont aussi des acteurs.
Dans leurs communautés, ils participent au dialogue, à la médiation, à la sensibilisation, à l’alerte précoce et à la lutte contre les discours de haine. Leur implication dans les initiatives de paix représente donc un élément important pour renforcer le vivre-ensemble.
Restaurer la confiance
Le troisième panel, consacré à la construction de la paix et à la redevabilité communautaire, a permis de revenir sur une autre dimension essentielle : la confiance entre les citoyens et les institutions.
Les échanges ont rappelé que l’action humanitaire vient en appui aux efforts de l’État et doit rester centrée sur les besoins des populations. La redevabilité, l’écoute et le dialogue apparaissent ainsi comme des éléments importants pour construire cette confiance.
Investir dans l’humanitaire, c’est aussi investir dans les personnes, dans leur dignité et dans leur capacité à participer à la construction de leur propre avenir.
La paix se célèbre aussi par la culture
Parce que la paix passe également par la rencontre et le partage, la journée ne s’est pas limitée aux discussions.
La salle de l’Hôtel Linda a accueilli des artistes à travers la danse, le slam et le chant. Des expressions différentes, mais un même message : malgré nos différences, nous pouvons nous retrouver autour de ce qui nous unit.
L’art a ainsi offert un autre langage pour parler de paix, de diversité et de vivre-ensemble.
Au terme de cette célébration, un message s’est imposé : la paix ne doit pas être seulement un thème célébré une fois par an. Elle doit devenir une pratique quotidienne.
À travers les échanges, les témoignages, les réflexions et les prestations culturelles, cette Journée internationale de la paix a créé un espace où différents acteurs ont pu réfléchir ensemble à leur contribution à une société plus cohésive.
Investir dans la paix, pour tous, partout et chaque jour.
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